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Transports urbains, transports ferroviaires, la marche vers la privatisation mène à la catastrophe |
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21-02-2010 |
Transports urbains, transports ferroviaires, la marche vers la privatisation mène à la catastrophe Depuis fin décembre, c’est la pagaille dans les transports publics et notamment pour les trains de la SNCF. Le week-end du 19 décembre a été particulièrement difficile pour les usagers et les cheminots : Eurostars bloqués dans le tunnel de la Manche, pannes de caténaires, TGV bloqués ou trains Corails et TER retardés de plusieurs heures au départ des gares. La faute aux intempéries, à la neige ? C’est bien sûr ce qu’a avancé la direction de la SNCF. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’il neige en hiver ! Non, la réalité est toute autre. La recherche du profit et la marche vers la privatisation en sont la cause profonde.
En effet, depuis 1997, la SNCF a été divisée en deux entités, elle gère les trains et c’est une société publique mais non administrée par l’Etat, le RFF (Réseau ferré de France) qui gère les infrastructures et l’entretien du réseau sur lesquelles circulent les trains. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une gestion à minima. Les voies où circulent les TER ou les RER en banlieue parisienne sont délaissées au risque de mettre en danger la vie des usagers comme ceux du RER C à Choisy. L’entretien du matériel roulant par la SNCF est lui aussi fait à minima. De plus en plus de postes sont supprimés dans les ateliers. Les machines sont à bout de souffle. Ouverture à la concurrence oblige, la SNCF mise tout sur les TGV, car des multinationales comme Veolia ou Trenitalia sont prêtes à investir les lignes les plus rentables. Ce qui augmentera les droits de péage que RFF empochera en plus de ceux touchés par la SNCF.RFF, Véolia, Kéolis : Qu’ont ces trois entreprises en commun ? Elles ont toutes une délégation de service public soit dans les transports urbains ou ferroviaires et toutes ont pour but la casse des transports publics et la course aux profits pour leurs actionnaires. Les salariés de la TCAR, filiale de Véolia (transports urbains de Rouen) ont fait ainsi 4 journées de grèves très suivies pour l’application d’un accord de 2007 non appliqué, réduisant l’amplitude du temps journalier de travail. La direction, au mépris de la santé des conducteurs et de la sécurité des usagers, le refusait car ça coûtait trop cher et il fallait rendre des comptes aux actionnaires (dixit le directeur de la TCAR). Le 8 janvier le juge des référés a donné raison aux salariés et aux syndicats. La TCAR devra embaucher 67 nouveaux conducteurs ! C’est une première victoire. A la SNCF, dans les transports urbains, les grèves se sont multipliées. La question des salaires, des conditions de travail sont toujours au cœur des conflits. La grève dans le RER A a duré 18 jours.Cétait le plus long conflit depuis 1995. Les salariés demandaient une prime de 120/150 euros. Par peur de contagion en cas de victoire, le gouvernement et donc la direction n’ont rien cédé : 80 euros si le rythme de 27 trains par heure est tenu !! Les salariés ont repris le travail mais ne lâcheront pas l’affaire. Les grèves locales à la SNCF sont elles aussi nombreuses. A chaque fois les cheminots se mobilisent contre les suppressions de postes (guichet, personnel pour la mise en place des trains) et pour un meilleur accueil des usagers. Traminots, cheminots se battent contre le rouleau compresseur vers la privatisation que veulent mettre en place, le gouvernement, la SNCF, RFF, Veolia et compagnie.Pour la défense des transports publics, une lutte usagers-salariés est plus que jamais nécessaire.DadouL'Egalité n°141, janvier-février 2010 |
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Dernière mise à jour : ( 21-02-2010 )
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