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11-08-2012 |
Fin de la zone euro ? Quelles conséquences ? La zone euro a été fondée en 1999, elle devait alors et jusqu’à la crise économique actuelle regrouper les principales puissances économiques du continent, unifier d’une manière capitaliste le continent en facilitant les transferts de capitaux à l’intérieur de l’Union européenne. Avec la crise économique, les inégalités économiques entre les pays sont apparues encore plus clairement qu’auparavant.
Zone euro : l’échec d’une unification capitaliste La concurrence entre les pays de la zone euro s’est elle aussi accrue et l’Allemagne a imposé sa domination économique à toute l’Europe. Dans ce contexte, la crise économique a particulièrement touché la Grèce, l’économie la plus petite de zone euro. Depuis 2009, les soi-disant « plans d’aide » orchestrés par les banques allemandes et les banques françaises, mis en application par l’Union européenne, la commission européenne et le Fond monétaire international (appelés aussi « troïka »), ont jeté des millions de Grecs dans la pauvreté. A chaque plan d’austérité, les Grecs ont dû payer plus d’argent pour renflouer les banques allemandes et françaises. Quelles conséquences si la Grèce devait sortir de la zone euro ? Alors que depuis les élections du 6 mai puis du 16 juin, les Grecs ont majoritairement voté pour des partis opposés à l’austérité, ce sont à présent la Nouvelle démocratie (de droite) et le Pasok (ancienne social-démocratie) qui forme l’essentiel des troupes d’un nouveau gouvernement aux ordres des dirigeants allemands et français. Entre ces deux élections, tous les gouvernement européens et les médias pro-bourgeois ont fait des élections en Grèce un référendum pour le maintien ou la sortie de la Grèce de la zone euro en accentuant les conséquences (réelles) qu’aurait une sortie de la Grèce de la zone euro. Une campagne idéologique et basée sur la peur a été menée par la droite et les représentants de la Troïka. Ainsi un vote pour l’alliance de partis, « Syriza », qui prône un arrêt du paiement de la dette et refuse d’appliquer l’austérité, aurait signifié la sortie de la Grèce de la zone euro. Ils expliquaient qu’une sortie de la zone euro aboutirait à une hyperinflation, une baisse des salaires et une chute du niveau vie des Grecs. Ces menaces sont réelles. Mais si elles se réalisaient, elles pourraient conduire à une radicalisation des travailleurs grecs déjà prêts à la révolte contre L’Europe des banques. Incertitudes chez les dirigeants européens En même temps, les gouvernements bourgeois ne sont pas tous derrière Merkel qui semble prête à défendre jusqu’au bout la politique d’austérité infligée à tous les pays d’Europe au grand profit des banques allemandes. Récemment, le magazine britannique « New Stateman » a appelé Merkel « le leader le plus dangereux d’Europe » qui mènerait l’Union européenne au bord de l’implosion. Parmi les dirigeants européens, nombreux redoutent ce scénario et sont divisés sur la question de la sortie de la Grèce : faut-il continuer à accorder des crédits aux banques grecques détenues par les banques allemandes et françaises ? Ou faut-il éjecter la Grèce de la zone euro ? Ce dernier scénario coûterait jusqu’à 1000 milliards de dollars et une sortie « ordonnée » de la Grèce coûterait jusqu’à 300 milliards d’euros. Déjà aujourd’hui, les banques grecques sont au bord de la faillite ce qui entraînerait une vague de faillites de banques dans les autres pays européens, plongeant encore plus de salariés dans la misère. Que faire dans la situation actuelle ? L’extrême droite se renforce partout en Europe, en Grèce également. C’est pourquoi il est important de soutenir les forces politiques qui s’opposent à l’austérité de l’Union européenne et des banques, qui s’opposent à l’extrême-droite xénophobe et qui présentent un pas en avant pour la défense des droits des travailleurs. La troïka doit sortir de la Grèce ! Nous sommes pour l’unité de tous les travailleurs contre l’austérité ! Face à la menace d’une sortie de l’euro, il faut refuser de payer la dette, les flux de capitaux doivent être contrôlés, les grandes entreprises nationalisées sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs. C'est le seul moyen pour éviter une catastrophe sociale en Grèce et dans le reste de l'Europe et utiliser les moyens nécessaires pour assurer à tous des conditions de vie et de travail décentes. |
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Dernière mise à jour : ( 09-11-2012 )
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