Répression et résitance a Haïti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-11-2010

Troupes chiliennes hors d’Haïti

     La brutalité et le despotisme des troupes d’occupation qui sont aujourd’hui à Haïti sous couvert d’un mandat de l’ONU (en tant que casques bleus) ont amené l’ensemble de la population haïtienne à considérer les casques bleus comme des ennemis, ce qui a poussé les Haïtiens à se rebeller contre les forces d’occupation.

     Jusqu’à présent, on dénombre, pour le moins, trois morts dans la répression à charge des troupes d’occupation sous mandat de l’ONU et l’un d’entre eux mourut des mains d’un soldat chilien et l’Etat Major Conjoint a évidemment déclaré qu’il s’agissait d’un cas de « légitime défense ». Ce type de justification, on a pu l’écouter souvent sous la dictature de Pinochet et il semble que l’armée chilienne ne souhaite pas perdre la « pratique » de la répression et de la « légitime défense ».

     Il est clair que la rébellion haïtienne n’est pas un fait spontané, mais bien le résultat d’un long processus d’attaques à l’encontre des droits les plus basiques de la population la plus pauvre d’Haïti. C’est pour cela que les travailleurs chiliens doivent exiger le retrait immédiat des troupes chiliennes et de toutes les troupes d’occupation des autres pays qui, aujourd’hui, répriment le peuple haïtien. 

Nous condamnons fermement les assassinats perpétrés par les casques bleus.

     Les troupes de l’ONU s’occupent, en théorie, « d’une mission de paix », mais il semble qu’il s’agisse d’une paix des cimetières pour le peuple haïtien. Nous n’avons d’autre alternative que de condamner fermement la répression et les assassinats qui sont aujourd’hui perpétrés par les troupes de paix des Nations Unies.

     On gaspille aujourd’hui des sommes d’argent folles pour maintenir la présence des casques bleus à Haïti. Ces ressources devraient être allouées à améliorer les misérables conditions de vie auxquelles sont soumises la majorité de la population au lieu de les dépenser en balles et en tanks.

     Le principal problème à Haïti est la misère et ce sont les conditions de vie déplorables que doit supporter la population qui a mené à l’apparition d’une épidémie de choléra qui q déjà coûté la vie à un millier d’Haïtiens et les chiffres continuent de monter rapidement. On n’a toujours pas découvert jusqu’à présent que les balles ou les grenades lacrymogènes soient un remède à la maladie.

Stop à la répression contre la population haïtienne

Casques bleus hors d’Haïti


Socialismo Revolucionario Chile. (section-sœur de la Gauche révolutionnaire, courant du NPA)

Comité pour une Internationale Ouvrière

Dernière mise à jour : ( 24-11-2010 )
 
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