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NPA : construire un parti de lutte des travailleurs, pour le socialisme |
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02-06-2010 |
Suite des débats entre militants ayant soutenu la «position B» au sein du NPA Depuis septembre 2009, c’est la préoccupation commune de faire du NPA un parti de lutte des travailleurs, qui a rassemblé des militants élus au comité politique national (CPN) autour de textes communs. Au-delà de la question des élections régionales et des alliances électorales, c’est bien la question du type de parti dont les travailleurs et la jeunesse ont besoin qui nous a rassemblés. C’est pourquoi les 24 militants du CPN rassemblés autour de la «position B», parmi lesquels 2 militants de la GR, ont appelé à une réunion nationale le 23 mai, afin de mettre en commun nos analyses et proposer une politique alternative au NPA. Par Virginie Prégny
Une nécessaire clarification politique pour faire des propositions concrètes pour construire le NPA Le gouvernement Sarkozy se confirme comme le meilleur représentant des intérêts de la bourgeoisie avec un nombre d’attaques record contre les travailleurs et la jeunesse et une offensive idéologique ultra-libérale et réactionnaire sans précédent. L’absence de parti de masse qui représente réellement les intérêts des travailleurs et de la jeunesse et la trahison des directions syndicales lui facilitent grandement la tâche. Le passage du PS dans le camp de la bourgeoisie, et l’attitude du Front de Gauche (PCF-PG), qui critique le PS mais l’aide toujours à se faire élire en espérant faire partie d’une nouvelle Gauche Plurielle, montrent bien que ces partis ne veulent en aucun cas remettre réellement en cause le capitalisme. Dans ce contexte, les travailleurs et les jeunes ont besoin d’un parti qui cherche à rassembler en son sein des travailleurs et des jeunes. Cela implique aussi que ce parti mette en place des campagnes concrètes dans les lieux de travail, les quartiers et les lieux d’étude, qui permettent aux travailleurs de s’organiser contre les attaques dont ils sont victimes. Cette mise en action permettrait de développer une réflexion sur l’alternative socialiste au capitalisme en partant des revendications immédiates issues des luttes. Aujourd’hui, le NPA devrait lancer sa propre campagne pour défendre les retraites et l’emploi sur un programme et des revendications qui allient une remise en cause du capitalisme et de sa gestion sociale, et propose aussi une stratégie pour les luttes. Une des tâches des militants qui se sont retrouvés dans la position B est de proposer une campagne alternative à tout le parti. Une tendance ? Pour défendre un programme alternatif il est nécessaire de se structurer. La question de créer une tendance se pose à un nombre croissant de militants. Pour être utile et efficace une tendance ne peut se construire simplement en opposition à la direction, elle doit surtout avoir des propositions concrètes et un projet politique pour tout le parti. La position B s’est d’abord rassemblée autour d’un programme et d’une stratégie liant notre activité dans les luttes à celle dans les élections régionales ; cela a vite fait apparaître une conception du parti différente de celle proposée par les 2 autres positions. Face au projet qui consisterait à faire du NPA une aile gauche du Front de Gauche en prévision des prochaines échéances électorales, nous devons militer pour un parti de masse des travailleurs, un parti qui fasse de l’intervention dans les luttes son centre de gravité. Enfin, nous voulons rompre avec les dérives du fonctionnement actuel du NPA. Si une tendance devait voir le jour dans les mois qui viennent, elle ne devrait pas se considérer comme une forteresse assiégée en bataille permanente avec la direction, mais être un lieu de débats démocratiques tournés vers l’action et la construction du parti. Son fonctionnement devrait donc être inclusif et en direction de tout le parti. Les prochaines semaines doivent donc permettre d’affiner un projet pour le parti, en lien avec des propositions concrètes de campagne et des discussions au niveau local. Cela se fait forcément avec le congrès de novembre en ligne de mire, où pourrait se concrétiser l’existence d’une tendance. Il n’y a pas lieu de se précipiter pour créer une tendance aux contours flous et qui exploserait à la première difficulté. De plus, il est aussi nécessaire de prendre le temps de discuter avec des militants qui n’ont pas voté pour la position B lors de la consultation de novembre, mais qui n’approuvent pas la dérive électoraliste du parti. C’est dans cet objectif que la GR apportera sa contribution aux débats à venir, en apportant aussi l’expérience du CIO dans la construction de nouveaux partis. L'Egalité n°143 (mai-juin 2010)
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Dernière mise à jour : ( 13-07-2010 )
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