Licenciements, privatisations, bas salaires...Sarkozy et les patrons veulent nous faire payer la crise Stoppons les,Tous ensemble ! Sarkozy, Fillon font des cadeaux aux grands patrons à coups de fin de la taxe professionnelle, allégement de la TVA.. Et pour faire passer la pilule de plus en plus amère de la crise du capitalisme, le gouvernement et le patronat usent de toutes les ficelles connues : offensive médiatique sur la grippe A en arrosant joyeusement les industries pharmaceutiques au passage mais aussi répression accentuée des luttes ouvrières comme celle de Continental ! Et avec tout cela, une bonne dose de cynisme de la part du gouvernement.
Roselyne Bachelot annonce ainsi la hausse du «forfait hospitalier». Invitée de la nouvelle émission C Politique, elle déclare "qu'il ne serait pas illégitime qu'il y ait un rattrapage sur le forfait hospitalier" de 16 à 20 euros. Elle a même évoqué le déremboursement de nouveaux médicaments dont le paracétamol, essentiel pour faire baisser la fièvre. Mais elle s’est rétractée, car en ces temps de grippe A, ça faisait un peu trop ! Brice Hortefeux, quant à lui fait sa rentrée médiatique avec une déclaration raciste filmée par la chaîne Public Sénat, chaîne qu’on ne peut soupçonner de gauchisme ! Ces ministres donnent le ton, même s'ils dosent mal leur sortie. Ils ont pour seul objectif : faire payer la crise qui s’approfondit depuis un an aux travailleurs, travailleuses, à leurs famille, aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités, aux sans-papiers... Impossible de penser un instant compter sur le PS et les Verts. L’exemple de la taxe carbone est assez clair. Le gouvernement, sous couvert de lutte pour l’environnement et pour un monde plus «juste» met en place un impôt profondément inégalitaire. Ce qu’Aubry pour le PS ou Duflot pour les Verts répondent sur le montant de 16€ par tonne de CO2, c’est qu’il n’est pas assez élevé ! Il devrait être du double pour être efficace ! (Le monde du 11 septembre 2009) Ces gens pensent que pour faire prendre conscience des dangers pour la planète, il faut faire payer les populations. Et dans le même temps, ils ne remettent pas en cause le chaos généré par le système capitaliste. Face à la crise et au gouvernement, construisons un plan de ripostePendant ce temps, la rentrée est difficile pour des millions de personnes : des dizaines de milliers de nouveaux chômeurs, par mois. Et en septembre, c’est l’arrivée des jeunes ayant fini leurs études, des nouveaux licenciés qui se retrouvent dans les files d’attente du pôle emploi... Face à cela, des travailleurs licenciés, cet été, ont essayé d’organiser leur résistance. Mais ceux qui veulent résister et se battre sont seuls pour coordonner leurs luttes face au refus des directions syndicales confédérales de construire des perspectives de lutte communes. Le 17 septembre, il y aura une première journée de mobilisation commune à Paris des entreprises de l’automobile, des sous traitants et de la chimie, mobilisation construite par les plus mobilisés des travailleurs en lutte. Certains secteurs sont en plus sous attaques : par exemple à nouveau la Poste. Le 22 septembre, les travailleurs de la Poste seront en grève contre la privatisation de la Poste et les restructurations et d’autres dates suivent.... Ces dates ne doivent pas se succéder sans une perspective commune de grève. Mais pour cela, les travailleurs doivent compter sur eux-mêmes. Le Nouveau Parti Anticapitaliste lancé il y a un an par Olivier Besancenot est observé et écouté par ceux qui veulent lutter. C’est le moment d’en faire un parti au service des travailleurs, un lieu de débats et un outil pour s’organiser. Il faut se battre autour d’un programme de lutte contre tout licenciement, contre les privatisations...A chaque attaque lancée, il faut proposer des mesures qui portent une alternative qui s’en prend au capitalisme, l’alternative socialiste.Leila Messaoudi L'Egalité n°139 (septembre-octobre 2009) |