Veolia a des amis à gauche
Il y a 2 ans, Que Choisir a démontré que le prix de l’eau en région parisienne était excessif, notamment à Paris et dans un grand nombre de villes de banlieue regroupées dans le SEDIF, un syndicat intercommunal qui a concédé depuis 1923 la gestion de ce service public à Véolia. Le contrat arrivant à échéance, beaucoup à gauche ont réclamé la fin de cette privatisation. Pour plus de sûreté, certaines communes du 93 (Montreuil, Bobigny, Pantin etc) ont décidé carrément de se retirer du SEDIF. Elles ont bien fait : le 24 juin, celui-ci a voté à une large majorité la reconduction pour 15 ans du contrat avec Véolia sous prétexte qu’il va baisser ses prix et sera moins cher que son concurrent Suez. Normal, puisque ce syndicat est présidé par l’ancien ministre centriste sarkozyste André Santini. Sauf que les présidents des groupes PS et PCF au SEDIF ont préconisé …l’abstention. Comme le vote a eu lieu à bulletins secrets, on ne peut pas savoir exactement qui, fidèle à ses engagements, a voté contre et qui a été sensible aux consignes de son chef de groupe et aux pots-de-vin éventuels de Véolia.
Nouvelle hausse du chômage
En un an, toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs inscrits à pôle emploi a augmenté de 9,4%. Rappelons ce que disait Sarkozy en janvier 2010 : « Je sais que dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays ».
Renault : les cachotteries de Ghosn
Jusqu’à maintenant ça se voyait moins. Le PDG du groupe Renault-Nissan, Carlos Ghosn qui a licencié des milliers de travailleurs ces dernières années, déclarait percevoir un salaire d’1,24 millions d’euros par an. Mais c’était en fait pour le seul groupe Renault. Une loi japonaise impose désormais que les PDG des entreprises de ce pays rendent public leur salaire et on apprend alors que Ghosn perçoit 8 millions d’euros de salaire pour être PDG de Nissan. On le savait, Renault paye mal…
Néanmoins, cet exemple illustre bien pourquoi les capitalistes cherchent à ce point à cacher leurs comptabilité. Et comme le dit la déclaration de la CGT Renault : « C'est d'autant plus intolérable que Carlos Ghosn développe une pression sans précédent sur les salariés et conditionne l'avenir d'une partie des emplois de Renault, comme chez Nissan, au nom de la réduction du coût du travail jugé beaucoup trop élevé ».
Par contre, quand il s’agit de la production, Renault et Nissan ne sont pas si séparés que cela. Il a été annoncé le transfert de la production du véhicule utilitaire Trafic à Sandouville, au Havre. Ce véhicule était produit à l’usine Nissan de Barcelone et à l’usine Opel-Vauxhall de Luton, en Grande Bretagne. La concurrence au sein d’un même groupe est devenue très sophistiquée.